| SYNERGIE.
-Magique semence aux arômes
d’au-delà, paroles inspirées par Lui, voie intérieure
chaste ? Qui me donnera la réponse ?
-Toi, âme tranquille aux accords parfois dissonants.
-Dois-je croire, aimer ou me fondre dans la masse des repentants
?
-Toi seule, connais la réponse. Nul ne peut te forcer à
croire. Nul ne peut t’amener vers l’amour profond de Moi. Tu as le choix.
Mouton fragile ou chaste cigogne, en les hommes toujours demeurent le
choix. Je ne suis pas là pour vous imposer ma voie, mes lois.
Je suis juste un guide, une étoile, un protecteur vers qui tu
posas tes yeux émerveillés.
-Pourquoi moi, Seigneur ?
-Car tu m’as choisis. Tu as ouvert tes bras frêles à un
destin tempétueux mais tellement serein qui te conduira aux frontières
de ton intuition.
-Est-ce que ce que je fais en ce moment est dangereux ?
-Non, écoute ton cœur et ne vois pas plus loin. Ne t’embourbe
pas dans l’orgueil et continue dans cette voie lumineuse que je t’ai
tracée telle l’Archange Gabriel le fit des siècles auparavant.
-J’ai peur, Seigneur aidez-moi je vous en conjure.
-Peur de qui, cher enfant ? De toi ou de moi ? De tes songes ou de ta
bonté originelle ?
-Votre grandeur, votre totalité me fait peur. Aidez-moi,
Seigneur ?
-Dois-je t’aider réellement ou juste te réconforter ?
N’as-tu pas reçu assez de signes de ma part pour douter encore
de la sorte ? Tu as côtoyé le Malin de près aveuglée
par la puissance de certains hommes. A moi, maintenant, cher enfant,
de te démontrer mon Amour pour toi et de te guider vers des monts
ensoleillés où règnent la paix et la sérénité.
-Ces mots que j’écris sont-ils le fruit de mon imagination
?
-Non, cher enfant. Tes mains tapent plus vite que ton esprit. Tes joies
sont emplies de grâce et d’accords inconnus. Crois-tu que ton
imagination pourrait t’inspirer de la sorte ?
-Non, Seigneur, mais j’ai tellement peur de me tromper.
-Te tromper ou me tromper ? Ne ressens-tu pas plutôt la crainte
de flétrir ma confiance en toi ? Je ne suis qu’Amour et paix,
douceur et chaleur, aide et magie. Ne me vois-tu pas plutôt comme
un juge universel traçant et punissant aveuglément les
hommes ?
-Que dois-je faire, dorénavant ?
-Etre à l’écoute de ton esprit et de ceux des autres de
ton monde. Rien de plus actuellement. Tes rancoeurs doivent s’apaiser,
tes discordances se taire, tes angoisses s’endormir. Tu n’es plus seule,
tendre sujet.
-Pourquoi sujet ?
-Sujet ne symbolise pas soumission, ni être taiseux mais compatriote
de ces lois universelles que l’on m’attribua sans vergogne sans que
je le désire.
-Ma vie a changé depuis dimanche.
-Non, tu as toujours su que j’étais à tes côtés
mais tes yeux clos par l’amertume fuyaient la Vérité et
la lumière.
-Que dois-je faire de ceci, Seigneur ?
-Le lire et le relire.
-Le partager, Seigneur ?
-Avec celui qui te guide, oui.
-Seulement avec lui ?
-Pour l’instant, oui, les hommes ne pourraient te croire.
-Je me demande souvent si je ne suis pas folle, Seigneur.
-Folle ? Que signifie ce terme barbare remontant aux délices
de l’inconscient que vous ignorez tous.
-Qui êtes-vous ? Qui me parle ou m’inspire de la sorte ?
-Moi, celui qui rejoint la montagne en des temps reculés, qui
gravit ce mont célèbre et qui mourut enchanté.
-Le Christ ?
-Non, un de ses apôtres : Jean.
-Je ne sais rien de vous
-Que veux-tu savoir ?
-Qui vous êtes ?
-Mes yeux ont souffert.
-Ce qui est étrange, c’est que je vous ressens mais que je
ne vous vous guère, est-ce normal ?
-Oui, qui peut être assez présomptueux pour oser me voir.
Ma lumière vous brûlerait les yeux et l’âme. Mes
gestes ne sont-ils pas plus importants que mes actes ou ma forme.
Reçu de Bénédicte
F., Belgique, jan. 2005
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